Une boule de cuir dans la bouche.
Une boule de cuir dans le nez.
Une boule de cuir dans les yeux.
Tu te sens mieux ?

(Demain sera-t-il fait de violence ?)


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Des ténèbres confortables jaillit une fleur émue, trempée de vie, attirant à elle seule toute la lumière du monde. Et les démons dégoutés rendent leurs armes, impuissants…



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L'homme rapporte mieux par sa mort que dans sa vie. Au lieu de me croire éternelle, je vais donc faire le commerce des armes. Et comme je ne suis pas foutue de mettre un pied dans la réalité, je vais vendre des armes virtuelles, où la beauté de la destructrice palliera son manque. Que personne n'ait l'arme à l'oeil (je n'ai pas pu résister)…

(Notez bien, aucun effort de composition, l'objet se suffit à lui même.)




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Je ne sais plus si la création est le commencement de tout, et dans ce cas, est-ce que la destruction va l'anéantir, est-ce que les créateurs en tout genre vont arrêter d'inventer, un jour ?
La consommation pure et dure aura-t-elle gagné sa place suprême…?

Ou bien la création aura-t-elle toujours le dessus, et est-elle le recommencement après toutes les destructions imaginables ?

Pour l'instant, l'histoire tangue entre ces deux possibilités, et quelquefois, j'ai envie de poser les pinceaux qui sont mes seules armes, trop de fatigue de se battre pour si peu de résultats… 

Heureusement qu'il suffit d'une étincelle pour voir la vie revenir, un souffle, un rire, et à nouveau les murs s'écartent, la puissance vitale remonte, les idées faciles s'essouflent, les mauvaises langues s'emmèlent et la pulsation est là, encore troublante, effaçant la mort une fois de plus, balayant les cendres, la terre craquèle et s'efface, s'ouvre et laisse jaillir la source, pleine de vie, pleine de sang, d'eau, de feu, de mouvement, un vrai volcan prêt à ensevelir les démons qui nous dévorent le coeur… jusqu'à la prochaine fois !



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Ce n'est qu'un chien noir mouillé, lui qui rêvait de lumière.
Il s'est englué dans le mazout, lui qui rêvait de pureté…

Il a perdu la foi, lui qui rêvait de divin.
Il a perdu le goût, lui qui rêvait de beauté.
Il a perdu le sens, lui qui rêvait d'amour.
Il meurt enlisé, il a renoncé, c'était trop lourd…

Mais c'est qui, ce chien ? C'est toi ? C'est moi ?
Allez, ça va passer…


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Pie, corbeau, querelle, bagarre, pouvoir, vol, abus de confiance, mépris, manipulation, miettes, bon sang, mais qu'est-ce qui me prend ? Un vague sentiment de ne pas faire partie de ces enjeux là, économiquement pas intéressante, politiquement pas assez maléable, et pourtant les oiseaux ne cessent de s'acharner sur ma chair, essayent de m'en prendre un peu plus moi qui n'ai que peu, et moins j'ai, et plus ils s'acharnent? Ce qu'ils ne savent pas, c'est que ma liberté, je la dois au contenu de ma poubelle : la télé !
Allez, c'est reparti pour un tour à la campagne, pardon, de nouvelles campagnes !
Et si vous vous ennuyez, (re)lisez Klemperer, c'est si facile d'être coincé, ligoté dans un pays fasciste !



OISEAU
60 X 73 cm

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